Vue de Châtel-Censoir

Histoire de Châtel-Censoir

Le village doit son nom à Saint-Censure, 9e évêque d’Auxerre, qui y possédait des biens au Ve siècle de notre ère. La première indication écrite de Castrum Censurium – le « château de Censure » – n’apparaît que deux siècles plus tard dans un cartulaire (un inventaire des biens) de l’évêque d’Auxerre. C’est pourquoi les habitants de Châtel-Censoir sont dénommés les Castelcensoriens et les Castelcensoriennes.

Sa situation

Châtel-Censoir a toujours joué la fonction de bourg centre en raison de sa position géographique : situé au cœur d’une grande clairière en amphithéâtre dont la scène serait formée par une boucle de l’Yonne, bordé de plateaux rocheux, le village – aujourd’hui environ 650 habitants – est un exutoire pour la population des plateaux environnants et une entrée vers ces territoires, dont le Parc Naturel Régional du Morvan et la colline de Vézelay. Cette fonction est renforcée par les nombreuses voies de circulation qui traversent Châtel-Censoir : Yonne, canal du Nivernais, ligne ferroviaire et confluence du ruisseau de Chamoux (ou « ru d’Ausson ») dans l’Yonne, au cœur même du village.

Dominant cette confluence, le plateau des Montorès se termine en promontoire, l’ensemble dessinant un site particulier structurant une ville haute et une ville basse.

Vue de Châtel-Censoir

La ville haute

Avec son château du XIe siècle. (vestiges de la tour et de l’enceinte), elle fut le siège du pouvoir politique et militaire du seigneur jusqu’à la Révolution française, mais aussi celui du pouvoir religieux et intellectuel avec ses chanoines et sa Collégiale Saint-Potentien (XIe-XVIe s.), , où les pèlerins affluèrent jusqu’au XVIIIe s. pour vénérer les reliques du saint après avoir fait leurs ablutions dans la fontaine du même nom.

Dans la ville haute, on trouvera également de jolies demeures construites entre les XVIe et XVIIIe s. bien que souvent remaniées. Le promontoire offre une belle vue sur l’élégant port sur le Canal du Nivernais ainsi que sur la vallée de l’Yonne.

La ville basse

D’abord limitée au bassin de confluence, elle s’est progressivement étendue aux coutats remontant vers les plateaux – où fut cultivée la vigne jusqu’au phylloxéra – puis vers les vallées voisines et jusqu’à la gare du chemin de fer construite en 1886. La ville basse était initialement la cité du peuple ; le lieu des échanges, du travail, de l’artisanat, de la vie rurale (6 fermes intra-muros), puis des flotteurs ou « compagnons de rivière » à partir du milieu du XVIe siècle – Charles Leconte faisant partir de Châtel-Censoir en 1547 le premier train de bois du Morvan vers Paris. À partir du XVIIIe siècle, la nouvelle bourgeoisie marchande, notamment liée au commerce du bois, s’y installe. Enfin, la ville basse devient définitivement le lieu du pouvoir politique au XIXe siècle, le majestueux bâtiment accueillant la Mairie étant édifié en 1842.

Et aussi

Retour haut de page
X